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Fiche pratique n°2 : 0rganisation de débats non décisionnels

Le nombre des participants à un débat est nécessairement limité si l’on veut que chacun d’eux puisse s’exprimer. Une trentaine semble être un grand maximum.

Toute la difficulté est de trouver le moyen de réunir de tels groupes en des lieux a priori susceptibles d’assurer une certaine récurrence des rencontres, les premières expériences de débats non décisionnels montrant que les participants à un tel débat peuvent souhaiter renouveler l’expérience qu’ils viennent de vivre. C’est évidemment plus facile lorsqu’on a affaire à des publics « captifs » (collèges, lycées ; associations diverses ; maisons de retraite ; etc.)  ou à des lieux  facilitant la récurrence des  rencontres (cafés organisateurs de réunions ; salles communales ; etc.). Il est alors judicieux que la première rencontre porte sur l’intérêt de débattre pour débattre et sans avoir pour objectif de parvenir à un accord, même partiel, ce qui est loin d’aller de soi. Mais là encore, les premières expériences montrent que le plaisir de débattre avec de telles règles du jeu finit par l’emporter sur la passion de convaincre et que de tels débats sont générateurs de rencontres ultérieures.

Un débat est nécessairement géré par un « animateur » dont le rôle, essentiel, est précisé dans la fiche pratique n°3. La question de la compétence pour traiter des sujets choisis se pose et n’est pas facile à gérer. La pratique « classique » des débats qui consiste à commencer par donner la parole à des « sachants » et seulement après à la salle introduit presque inévitablement des limites à l’expression spontanée des participants. Le recours par l’animateur à une note introductive, telle qu’évoquée dans la fiche pratique n°3, est une façon d’éviter cette difficulté. Il n’est cependant pas interdit de faire appel à l’intervention d’un spécialiste lorsque la complexité du sujet l’impose absolument mais il peut être alors préférable d’inverser le processus habituel, en ne le faisant intervenir qu’au cours des échanges et non pas en introduction de ceux-ci.

Le choix des thèmes mis en débat est de la responsabilité des organisateurs de ces rencontres et de leurs participants.  Ils peuvent être d’ordre très général (démocratie, progrès, environnement, etc.) mais ils peuvent aussi s’inscrire dans l’actualité immédiate pour autant que ne soit pas perdu de vue l’aspect non décisionnel de leur finalité. « Non décisionnel » ne signifiant pas qu’il n’existe aucune trace des échanges. Tout au contraire, il est quasi indispensable que, d’une façon ou d’une autre, ce qui a été dit ne soit pas complètement perdu (en dehors de ce qui demeure dans la mémoire des participants). Il est hautement souhaitable qu’un bref compte rendu soit rédigé faisant état des thèmes traités, des points d’accord s’il en est, des controverses mises en évidence, etc., et que ce texte soit mis à disposition de l’ensemble des institutions partenaires sur le blog de la SOCC :          

http://societeculturesetconvictions.hautetfort.com/.

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