Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Fiche pratique n°3 : Rôle et formation des animateurs de débats

Le rôle de l’animateur est de commencer par rappeler à l’assemblée ce qu’est un débat « non décisionnel », ce qui n’implique en rien qu’il ne débouche sur aucune conclusion.

Il doit en présenter le thème de façon brève et factuelle, en prenant éventuellement appui sur une courte fiche mettant en relief les questions ou controverses que celui-ci soulève. Il doit veiller à ce que personne n’accapare la parole et que les participants s’expriment dans un respect mutuel des autres. Il doit faire en sorte que tous puissent s’exprimer sans qu’ils soient pour autant impérativement pressés de le faire.
L’animateur n’a pas à prendre parti lui-même. Il doit éviter les redites et les éventuels blocages, aider la discussion à progresser pour que toutes les dimensions du thème choisi soient abordées au cours du débat. Le premier impératif à retenir pour qu’un débat réponde à ce qu’on attend de lui est de veiller à la capacité d’écoute réciproque des participants. C’est l’une des principales fonctions de l’animateur qui doit trouver l’occasion de le dire explicitement. Il peut, à cette fin, reformuler certaines interventions ou résumer ce qui vient d’être dit par plusieurs intervenants en mettant en évidence leurs points d’accord et de désaccord, donc certains des points-clés du débat.
L’animateur peut, à certains moments, poser des questions qui relancent l’assemblée sur des pistes non encore abordées et qui interpellent directement certains de ses membres. C’est particulièrement important lorsqu’il y a une baisse de tension dans la salle et que plusieurs des présents restent silencieux. Il peut recourir à la technique du tour de table (surtout si la salle s’y prête par la disposition des sièges : incidemment il est presque préférable que les participants se voient, en tout cas ne se tournent pas le dos).
L’animateur doit évidemment éviter les affrontements interindividuels en rappelant la règle fondamentale de l’écoute mutuelle. Mais il doit aussi éviter que le respect mutuel soit excessif et que du coup les véritables points de désaccord restent sous le boisseau.
Bref, le rôle de l’animateur est essentiel et particulièrement délicat ! Une proposition en résulte : la SOCC pourrait assez rapidement organiser une rencontre des premiers animateurs, qui leur permettrait d’avoir des échanges constructifs sur leurs pratiques et sur les difficultés qu’ils rencontrent en gérant de débats non décisionnels.

Les commentaires sont fermés.