Et voici le septième débat du CLUB SOCCollège ! "Du végétarien à la cantine ?" Il a eu lieu le 24 janvier 2020. Le compte rendu a été rédigé par Charlotte, élève de quatrième.
La question est : consommer de la viande est-il si vital pour l'homme ? Serait-il préférable de passer au végétarianisme dans les structures scolaires ? Une alimentation avec protéines animales serait-elle devenue inadaptée par rapport aux préoccupations actuelles : protection des animaux et de l'environnement ?
Nous développons ces points ci-dessous et tentons de répondre à ces questionnements.
Tout d'abord, historiquement, l'homme est un chasseur-cueilleur. Pour se développer, le corps a besoin de protéines et de nutriments qu'il est difficile de trouver dans une alimentation végétarienne. Le jeune enfant a besoin de ces substances nutritives pour se développer correctement. De même, une personne active a besoin de protéines animales pour nourrir ses muscles.
A l'âge de l'adolescence, de treize ans à dix-sept ans, la taille de l'adolescent croît considérablement. L'alimentation doit donc lui apporter une alimentation riche et variée pour supporter ses modifications physiologiques. C'est pourquoi, la restauration scolaire se doit de fournir des ressources alimentaires de qualité. Dans ce cadre, pourquoi ne pas envisager une cantine basée sur des menus végétariens, à condition de proposer des produits appropriés aux besoins spécifiques.
De plus, en France, nos habitudes alimentaires sont centrées sur la viande, aliment d'ailleurs recommandé par le corps médical pour observer une alimentation saine. Ces habitudes sont ancrées dans notre gastronomie française, notamment, à travers les cuisines du terroir (boeuf bourguignon, cassoulet, choucroute, etc). Pour beaucoup, la viande représente une certaine prospérité, phénomène accentué après la deuxième guerre mondiale (l'alimentation était moins riche en produits d'origine animale). L'usage de la viande a permis notamment une amélioration de la santé, favorisant ainsi la longévité. Vu ces observations culturelles, il n'est donc pas si simple de convaincre chacun de modifier son alimentation.
Donc, pour contenter tout le monde et respecter les goûts des personnes, une transition est souhaitable. Il conviendrait d'effectuer une alternative en proposant des plats végétariens et d'autres à base de viande et de poisson. Proposer une cantine exclusivement végétarienne ne conviendrait pas à tout le monde.
Pour connaitre l'implication des jeunes, un sondage pourrait être mis en place. Cependant, au préalable, il faudrait démontrer les bienfaits de cette cuisine et proposer, à la rentrée scolaire, des ateliers-découverte d’une restauration excluant la viande. Puis, passer à ce mode alimentaire plusieurs jours par semaine.
En revanche, il faut savoir tenir compte du fait que certaines personnes ne peuvent se passer de viande par goût ou par nécessité médicale. Donc pour ceux-là, un choix non limité devrait être la norme. Les enfants doivent pouvoir faire des choix en fonction de leurs préférences.
Pour conclure, les choix des uns ne sont pas forcément ceux des autres. Ceci dit, avec ces principes engagés incluant tous les régimes alimentaires, nous gagnerions le pari de manger moins de viande et de poisson tout en veillant à conserver un équilibre nutritif.
Compte-rendu de Charlotte.
