Pour son trente-sixième débat, qui s'est déroulé le 9 mars, le Club SOCCollège a traité d'une question importante: Y a-t-il des professions féminines ?
Globalement et c’est un fait, les femmes sont sur un plan physiologique moins fortes que les hommes ; les métiers demandant un effort physique important comme ouvrier de chantier sont plus recommandés pour les hommes et davantage occupés par eux. Les SOCCollégiennes rétorquent cependant qu’une femme peut se muscler pour gagner des forces et devenir ouvrière, si le métier lui plaît!
De nombreux métiers attirent traditionnellement moins les femmes, comme ceux de l’aérospatiale, de l’automobile. Une SOCCollégienne cite l’exemple de sa mère, directrice de deux garages. Pourquoi est-ce si rare ? C’est une question d’éducation des filles, dès leur plus jeune âge. Il existe de nombreux métiers stéréotypés pour les femmes : infirmière, esthéticienne, sage-femme, caissière, maîtresse dans les petites classes… Ces métiers sont automatiquement mis au féminin. On ne voit pratiquement que des femmes exercer ces professions.
Un exemple concret à ce propos est celui du métier de nounou. On a plus tendance à confier son enfant à une femme qu’à un homme. Les SOCCollégiens s’interrogent : cela traduirait-il un manque de confiance ? la reconnaissance d’un instinct maternel dont il serait impossible de trouver l’équivalent chez un homme?
Le monde moderne a créé des catégories de métiers d’hommes et de métiers de femmes alors que les deux peuvent être aptes à exercer les mêmes métiers. C’est un des problèmes d’aujourd’hui : même si la société évolue, nous sommes mis dans des cases basées sur des stéréotypes. Dans la plupart des cas, un besoin de sortir de ces cases, d’émancipation est mal vu, génère de l’incompréhension, de l’incrédulité et même de la haine.
La place des femmes dans la société a pris une grande importance à partir de la Seconde Guerre mondiale. En effet, les hommes étant au front, les femmes les ont remplacés dans les usines, les champs. Elles ont accompli des choses exceptionnelles dans et pour la société mais sont tombées dans l’oubli plus rapidement que les hommes. C’est moins valable aujourd’hui.
De plus en plus souvent maintenant, en effet, la société cherche à valoriser les femmes par le biais de séries, films et shows télévisés. Des garçons SOCCollégiens trouvent qu’on va parfois un peu trop loin : par exemple, pourquoi dans les exercices de certains manuels de mathématiques, ce sont systématiquement les filles qui ont la plus grosse part de gâteau ou qui montrent le raisonnement le plus fin ?
Nous pensons au SOCCollège que tous les métiers ont besoin de femmes. Mais dans beaucoup d’entreprises, il est plus dur pour une femme d’accéder à des postes haut placés. Pour que l’égalité homme-femme au niveau des postes et des salaires soit possible, cela commence par le respect mutuel, loin des clichés qu’ont encore certains hommes à l’égard des femmes, ou à l’inverse de ces féministes qui ne se gênent pas pour insulter et mépriser les hommes. L’égalité ne risque pas de se faire dans ces conditions…
Les entreprises devraient-elles être pénalisées si la parité n’y est pas respectée ? Notre avis est que le choix entre un homme ou une femme ne devrait pas se faire uniquement sur ce principe, mais surtout au niveau des compétences. Bien sûr qu’un homme ayant plus de compétences requises dans un métier qu’une femme doit l’occuper. Et vice versa!
Compte rendu rédigé par Gabrielle, élève de 3è
Dessin de Sam, élève de 3eme